D’ici 2025, l’Epadesa veut transformer La Défense en un quartier plus vivant

La Défense se cherche un avenir pour les dix prochaines années. L’Epadesa vient de diffuser un document pour élaborer la stratégie de La Défense Seine-Arche pour 2025. A la fin de l’été il sera soumis à un débat public.

La Défense depuis le pont de Neuilly en 2015 - Defense-92.fr

D’avantage de logements, plus d’équipements et une meilleure qualité de vie : l’Epadesa vient de présenter le mardi 9 juin à la presse son projet stratégique pour les dix prochaines années, une première pour le quartier d’affaires. Ce projet stratégique et opérationnel (PSO), fruit d’un travail de 18 mois de l’aménageur à la demande de l’Etat doit définir les grandes lignes que va se fixer l’Epadesa d’ici 2025.

Le conseil d’administration de l’établissement public d’aménagement de La Défense Seine-Arche a retenu quatre grands axes : moderniser le quartier en incitant les propriétaires à rénover les plus anciennes tours et améliorer les infrastructures existantes ; développer l’offre de logements au rythme de 500 par an contre 450 actuellement ; améliorer la qualité de vie urbaine en continuant d’ouvrir La Défense vers Puteaux, Courbevoie et Nanterre et renforcer l’attractivité de La Défense pour « contribuer au rayonnement de la métropole francilienne ».

La construction de nouveaux logements étant difficile dans le cœur historique de La Défense, l’aménageur ambitionne de bâtir autant de logements que de bureaux notamment sur le secteur des Groues à Nanterre où 5 000 logements pourraient sortir de terre dans dix ans « L’état et la ville de Nanterre devraient signer d’ici l’été un accord sur le quartier des Groues qui est important pour la ville » a expliqué Patrick Jarry, le maire (Gauche Citoyenne) de Nanterre et président de l’Epadesa.

Le document d’environ cent-soixante pages, est désormais en ligne sur le site internet de l’Epadesa depuis le mardi 9 juin. A la fin août, une grande consultation publique, dématérialisée ouverte aux salariés, aux entreprises, aux acteurs économiques, aux habitants, aux commerçants mais aussi aux étudiants soumettra au débat ce document. A l’issue du débat qui durera plusieurs semaines, à la fin 2015 ou au début 2016, le conseil d’administration retiendra les propositions qu’il considérera comme « intéressantes » pour le devenir du territoire.

Concernant le modèle économique de l’Epadesa, qui consiste à vendre des droits à construire pour financer la rénovation et la création d’espaces publics: pour son directeur Hugues Parant « il tient », admettant que l’établissement a pu « souffrir de doutes sur son modèle économique et la transparence de ses comptes ». Pour la troisième année, l’Epadesa doit voir ses comptes certifiés, sans réserve par le cabinet d’expert comptable Mazars. Une démarche que seul l’Epadesa a réalisé se félicite Hugues Parant. Cet été, Jean-François Carenco, le préfet d’Ile-de-France devra remettre à la demande du gouvernement, un rapport «réexaminant la pertinence du modèle économique» et «la mission même de l’opérateur».

Pour consulter le projet stratégique de l’Epadesa, cliquez ici