Dexia va mettre en vente sa tour de La Défense

La banque Dexia va engager en février prochain la vente de sa tour dans le quartier de La Défense mais souhaite y rester en devenant locataire.

La tour Dexia en janvier 2016 - Defense-92.fr

La vente était attendue depuis un long moment. La banque franco-belge Dexia va engager en février la mise en vente de sa tour située dans le quartier des Corolles à la Défense selon une information de la Lettre de l’Expansion. Construite sur le territoire de Courbevoie en bordure du boulevard circulaire entre 2002 et 2005 sous les plans de l’agence KPF pour Tishman Speyer, la tour CBX développe 40 000 m² répartis sur 35 niveaux. L’édifice avait été acquis par Dexia pour 300 millions d’euros après sa livraison en 2006. Alors que l’établissement bancaire occupait 21 niveaux du building au moment de son installation en mars 2007 pour ses 1 500 collaborateurs, il n’occupe aujourd’hui plus que 14 niveaux où 660 salariés sont toujours présents. Mais le reste de la tour n’est pas pour autant vide. Depuis son installation et sa réduction de surface, Dexia loue à plusieurs sociétés dont EDF, Allianz et Saint-Gobain les autres étages de sa tour.

Signe de cette transaction à venir, Dexia a retiré ces dernier mois toutes les enseignes à son nom qui ornaient le bas et le haut de la tour laissant désormais l’édifice totalement anonyme. Un premier retrait de l’enseigne Dexia qui trônait au sommet de la tour du côté Puteaux avait déjà effectué en juillet 2013.

La vente ne devrait cependant pas avoir de conséquence pour les employés de la banque qui souhaite devenir locataire pour y maintenir son siège français. « Nous cherchons un acquéreur qui nous concède un bail d’au moins neuf ans » a expliqué un responsable syndical du groupe au quotidien Les Echos.

Avec cette cession, Dexia en cours de démantèlement espère ainsi tirer quelques bénéfices pour se défaire peu à peu de ses actifs sans alourdir la charge de sa faillite pour les contribuables français et belges. « Le moment est propice pour se défaire d’un tel actif, les liquidités sont abondantes et le marché dynamique » confie un proche de la banque au journal économique.