Carpe Diem, une tour qui veut séduire

Joëlle Chauvin, la directrice d'Aviva Immobilier France

Au quatorzième niveau de la tour Carpe Diem, depuis quelques semaines de nombreux représentants d’entreprises se pressent. A quelques mois de la livraison les deux investisseurs du projet Aviva et Crédit Agricole Assurance ont ouvert depuis octobre 2012 l’étage témoin sur un plateau de 1 400 m².

Si la plupart des étages témoins d’autres projets exposent du mobilier de bureau classique, les responsables de Carpe Diem ont voulu donner de la couleur aux leurs. Ainsi ils ont opté pour du mobilier coloré et lumineux en créant plusieurs univers comme le « Zen », le « Bleu », le « Peps » ou encore le « Nature ». Ce choix atypique a été fait pour que les utilisateurs potentiels puissent s’imaginer au mieux chez eux. Ce showroom est accompagné par une salle de réunion avec un grand écran, une borne interactive, un bureaux dédié aux informations environnementales.

Si il y a bien une chose qui fait la fierté de Joëlle Chauvin, la directrice d’Aviva Immobilier France outre la tour en elle même, c’est bien la hauteur sous plafond : 3 mètres allant même jusqu’à 4 mètres sous les faux planchers et faux plafonds ! Pour Joëlle Chauvin cette hauteur qui se rapproche de celle des immeubles Haussmanniens est un véritable plus à La Défense. Mais ce n’est pas tout : elle qui compare sa tour à un « bijou » met en avant la faible consommation en énergie avec notamment un système de recyclage d’eau. L’eau usée des robinets est réutilisée par les chasses d’eau. Ce système permet entre autres d’économiser jusqu’à 50% d’eau.

La faible consommation de Carpe Diem en énergie permet de proposer à ses futurs utilisateurs des charges bien inférieures à ses voisines de La Défense. Alors que les charges des autres bâtiments s’élèvent en moyenne à 100€/m²/an, Carpe Diem promet de proposer des charges situées entre 50€/m²/an et 6050€/m²/an. Ces charges comprennent à 20% l’énergie des parties communes, 30% la sécurité et 50% sa maintenance. En revanche elles ne comprennent pas la consommation en énergie directe de ses utilisateurs : ordinateurs, lumières,…

Cette tour nouvelle génération de 44 000 m² répartis sur 38 étages (1 270 m² par étage en moyenne) pour 162 mètres, sera livrée par ses constructeurs au printemps 2013. A ce jour aucun occupant n’a signé un bail dans la tour, ce qui n’inquiète pas Thierry Laroue-Pont, président Advisory de BNP Paribas Real Estate, l’un des trois mandataires en charge de la commercialisation de Carpe Diem qui se dit confiant sur la commercialisation malgré un prix du métre carré important : 550€/m²/an. Les responsables du projet expliquent avoir déjà accueilli cinquante entreprises intéressées dont trois pour prendre la totalité de la tour, soit 44 000 m². Un tiers sont de La Défense et deux tiers de Neuilly, Levallois, ou encore Boulogne Billancourt. Si Aviva et Crédit Agricole Assurance y verraient bien un utilisateur unique, M Laroue-Pont explique qu’elle pourra accueillir au maximum trois entreprises.

Entièrement occupée, Carpe Diem peut abriter 3 000 collaborateurs qui bénéficieront en moyenne de 10,80 m² par poste de travail soit 120 colaborateurs par plateau. Elle proposera un auditorium de 176 places sous le grand escalier effectuant la liaison entre la dalle et le boulevard circulaire, des salons de réunion et un jardin d’hiver sur 4 niveaux, un restaurant scumble au 4ème étage, puis des étages courants entre le 5ème étage et le 4 ème. Au 35ème étage se trouvera un espace club dédié à la direction, à la salle du conseil, des salles à manger de réunion. Enfin trônera à ce dernier niveau un jardin suspendu offrant une vue panoramique sur La Défense.

La tour Carpe Diem aura deux visages. Deux façades parallèles en « pointes de diamant » marqueront un geste esthétique fort, par le biais des multiples facettes qui réfléchiront la lumière. La reprise du dessin, aussi bien côté esplanade que côté boulevard urbain, introduira un même « climat » architectural entre les deux « devants », reliant ainsi la dalle de La Défense à la ville de Courbevoie. Les deux autres façades lisses offriront un visage différent et contribueront à donner une véritable singularité à la « Tour Carpe Diem ».

La tour Carpe Diem répondra à deux certifications ou normes dont les cibles se complètent. Outre la certification HQE (Haute Qualité Environnementale), le projet de Robert A.M. Stern Architects recherche des niveaux de satisfaction élevés pour les normes américaines LEED niveau Gold, en particulier au plan énergétique.

En France, la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) définit quatorze exigences environnementales particulières, appelées « cibles » et organisées en deux domaines : la maîtrise des impacts sur l’environnement extérieur et la contribution à un environnement intérieur satisfaisant. Ainsi, sont prises en compte des notions telles que la « relation harmonieuse des bâtiments avec leur environnement immédiat », le « choix des procédés et produits de construction », la réduction des « nuisances des chantiers », la « gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets », la  » gestion efficace des procédés d’entretien et de maintenance des bâtiments », le confort « hygrothermique, acoustique, visuel et olfactif « , les « conditions sanitaires » ainsi que « la qualité de l’air et de l’eau ».