Un policier en civil armé sème la panique malgré lui à l’UGC des 4 Temps

La présence d'un homme armé à l'UGC des 4 Temps ce lundi 16 mai en début de soirée a causé une belle panique. Il s'est avéré en réalité que l'individu était un policier qui se rendrait tout simplement au cinéma avec son arme de service.

La salle 16, dite "Dôme" de l'UGC Ciné Cité de La Défense - Defense-92.fr

Panique au cinéma. Il était environ 21h30 ce lundi 16 mai quand les policiers de La Défense ont reçu le signalement de la présence d’un homme armé dans le cinéma UGC Ciné Cité des 4 Temps. C’est en patientant dans la fille d’attente du multiplex qu’un spectateur a repéré un homme qui portait un révolver à sa ceinture au moment où ce dernier s’est baissé pour ramasser son ticket tombé par terre. Affolé le témoin a alors alerté la sécurité du cinéma précisant que le suspect était rentré dans la salle 13 ou 14.

L’alerte donnée, de nombreux équipages de police et de la BAC se rendent dans le quartier d’affaires craignant une nouvelle attaque terroriste. Les forces de l’ordre décident de fermer le centre commercial et d’en bloquer les accès. Le Raid est même dépêché sur place et se met en embuscade prêt à intervenir.

Les spectateurs qui souhaitent se rendre aux séances du soir sont repoussés tandis que ceux dont le film se termine sont discrètement dirigés vers les sorties évitant de passer devant les deux salles concernées par la présence de l’homme armé. Lorsque que les films se sont terminés dans les salles 13 et 14, tous les spectateurs sont fouillés et contrôlés par les policiers qui découvrent que le suspect n’est autre qu’un de leurs collègues. Le gardien de la paix était simplement venu voir un film avec son arme en dehors de son service. Le fonctionnaire de police avait pu, plus tôt passer sans encombre les contrôles de sécurité du centre commercial des 4 Temps en présentant sa carte. Geste qu’il n’a visiblement pas réitéré lors de son entrée dans le cinéma.

Depuis les attentats de novembre 2015, le ministère de l’Intérieur a autorisé les forces de l’ordre à porter leur arme dans la vie civile.