Qui sera le prochain président de l’Epadesa ?

Le logo de l'Epadesa

Prévu pour le vendredi 4 octobre dernier, le conseil d’administration de l’Epadesa devait élire son nouveau président devant succéder à Joëlle Ceccaldi, en place depuis 2010. Mais le conseil a finalement été annulé par la présidente la veille. La maire de Puteaux souhaiterait briguer un second mandat, mais Patrick Jarry le maire de Nanterre, déjà candidat en 2010 est lui aussi sur les rangs.

Si au départ le gouvernement en place semblait réticent à placer Patrick Jarry, l’avis a changé. L’Elysée et Matignon ont donné consigne aux six représentants de l’Etat au sein du conseil d’administration de l’établissement public de voter pour Patrick Jarry.

Dans une interview accordée au Monde, le maire de Nanterre confirme ses ambitions. « Je suis candidat parce j’en ai la légitimité. Je suis maire de la plus grande des quatre villes qui composent La Défense. Lorsque j’étais président de l’ancien établissement public Seine-Arche (Epasa) qui a fusionné avec l’Epad, j’ai montré que je pouvais mener un projet urbain mixte qui avait du sens pour les habitants. J’ajoute que c’est à Nanterre que se trouvent les plus grands terrains disponibles au sein du territoire de l’Epadesa » explique t-il.

Le maire exprime son agacement sur les craintes prêtées à  certains cabinets où on pense qu’un ex-communiste  prenant la présidence de l’établissement ferait fuir les investisseurs: « Des élus de la majorité m’ont dit avoir entendu de tels propos dans les antichambres de certains ministères. Ils sont méprisants, pour moi. Nanterre est la ville qui en Ile-de-France a connu la plus grosse progression d’emplois avec le territoire de Roissy, ces dix dernières années. Axa France y a installé son siège, BNP et Total s’y sont implantés » déclare t-il à un quotidien,  affirmant également avoir reçu le soutient de Cécile Duflot, la ministre de l’Environnement.

Patrick Jarry, semble modérer les propos sur la dissolution de l’Epadesa qu’il a tenus à de nombreuses reprises. « Pour se faire entendre, il arrive qu’on doive avoir des propos excessifs, annonce t-il en poursuivant Si je deviens président de La Défense, je commencerai par bâtir un projet urbain négocié avec toutes les communes du territoire de La Défense. Le quartier d’affaires ne doit plus être une île, une chasse gardée pour quelques communes qui veulent s’en accaparer la manne. Si je suis président, je ne me contenterai pas de jouer les VRP pour aller vendre des tours à Shanghaï ou à Singapour. »

Le conseil d’administration devrait se dérouler le 5 novembre date de la fin du mandat de Joelle Ceccaldi. Certain élus souhaiteraient qu’il soit repoussé après les municipales. Patrick Jarry rappelle « Aucune promesse de vente ne peut être signée, aucune préemption de terrain ne peut être engagée s’il n’y a pas à sa tête un président. Le nouveau directeur général devra se contenter d’expédier les affaires courantes »

Pour la possible élection de Patrick Jarry à la présidence de l’Epadesa ne plait pas du tout : Une pétition à même été lancée par Frédéric Lefret, Conseiller Municipal Président du Groupe UDI. L’élu d’opposition de Nanterre dénonce cumul des mandats mais surtout la position du maire qui demande la suppression de l’établissement d’aménagement.