Patrick Jarry conserve finalement la présidence de l’Epadesa

Alors que Camille Bedin (LR) était pressentie pour prendre la présidence de l'Epadesa, le maire de Nanterre, Patrick Jarry (GC) a finalement réussi à la conserver après plusieurs jours de lobbying.

Patrick Jarry en mars 2016 - Defense-92.fr

Revirement de situation à l’Epadesa. Patrick Jarry, le maire de Nanterre (Gauche citoyenne) a finalement été réélu ce mardi à la présidence de l’aménageur alors que sa rivale, l’élue des Hauts-de-Seine et chef de l’opposition à Nanterre, Camille Bedin (Les Républicains) était donnée favorite.

L’élue de 32 ans avait pourtant reçu le soutien des élus LR des communes de Puteaux, Courbevoie, La Garenne Colombes et surtout de Patrick Devedjian, le président du département.

« C’est un coup de force contre la démocratie locale » dénonce camille Bedin

Mais le lobbying de Patrick Jarry, président de l’établissement d’aménagement de La Défense Seine-Arche depuis 2013 a finalement payé. L’édile a réussi à rallier à lui les voix des élus de Nanterre et Paris mais surtout celles des fonctionnaires de l’Etat, ce que dénonce Camille Bedin.

« C’est un coup de force contre la démocratie locale. Je suis stupéfaite. Il est d’usage républicain que les fonctionnaires respectent le premier de leur devoir, le devoir de réserve, et ne se prononcent pas (lors du scrutin, ndlr), s’agace la conseillère départementale. « Ils sont pourtant sortis de cette réserve sur consigne de Matignon, après une manœuvre politicienne du maire de Nanterre, vexé d’avoir été battu dès le premier tour avec un score historiquement bas aux législatives » confie l’élue qui avait pour ambition d’être la dernière à présider l’établissement avant sa fusion avec Defacto au début 2018.

« Un choix de bon sens » pour Patrick Jarry

Réélu Patrick Jarry parle d’un « choix de bon sens ». Il y a quelques jours le maire de Nanterre s’était violemment insurgé dans un communiqué, contre sa possible éviction au profit de Camille Bedin, la qualifiant d’ « élue locale minoritaire, battue à toutes les élections dans sa propre ville » et « qui n’est à la tête d’aucune des collectivités représentées au conseil d’administration ».

Dans un communiqué l’aménageur rappelle les missions du conseil d’administration qui doit notamment voter l’état prévisionnel des recettes et dépenses, les orientations générales de l’établissement, l’approbation des transactions ou encore les programmes pluriannuels et la liste des opérations à entreprendre et leurs modalités de financement.