L’EPADESA n’aidera pas Pompéi

Pompéi

Les Italiens attendaient avec impatience entre 5 M€ et 10 M€ par an de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine-Arche pour la restauration de Pompéi. La promesse de l’établissement, mal comprise, ne verra pas le jour.

La présidente du conseil d’administration, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, l’a confirmé le 12 mars dernier, mettant fin à plusieurs mois de négociations et d’attentes. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir la presse italienne, déçue d’une « terrible volte-face »française, relate Courrier International. Le quotidien italien Il Corriere della Serra s’est insurgé, estimant que « les Français ne nous respectent pas » ; La Repubblica a pour sa part dénoncé une France qui « se défile » derrière ses promesses.

En fait l’EPADESA ne souhaitait pas financer directement la restructuration du site de Pompéi mais de mobiliser, via les entreprises adhérentes de l’association de l' »AUDE », des fonds pour le site classé par l’Unesco au patrimoine mondial en 1997.

« Nous allons essayer de réunir 5 à 10 millions d’euros par an pour la préservation du lieu. Il nous apparaît tout à fait judicieux que La Défense (…) tende la main à la cité antique de Pompéi, qui souffre » avait annoncé Philippe Chaix le 29 novembre 2011 sans toutefois évoquer le financement direct de la part de son établissement.

« Nos statuts nous l’interdisent, il est impensable d’aller donner de l’argent à l’étranger ! » réagit Dominique Boré, directrice de cabinet et de la communication à l’Epadesa au journal Le Monde. « L’Epadesa n’est pas riche, et nous n’avons aucune légitimité pour demander de l’argent aux entreprises. Tout ce que nous avons fait, c’est de proposer aux entreprises de soutenir le projet », se défend-elle. L’EPADESA qui peine déjà à financer ses propre projets ne versera donc pas un centime pour le site historique. Ce quiproquo est semble t-il dû à un problème de traduction des Italiens.