La Cour des Comptes épingle l’EPADESA

Le nouveau logo de l'Epadesa

Attendu depuis des mois, le rapport annuel de la Cour des comptes sur l’EPADESA est enfin paru Mardi. Il pointe des « insuffisances » dans la gestion de l’aménageur de la Défense Seine-Arche, qui risquent de menacer le développement du quartier d’affaires de l’Ouest parisien. Selon la cour, si de « réels progrès ont été accomplis dans la gestion de l’établissement, plusieurs insuffisances subsistent » et « de nouvelles difficultés sont apparues ». Elle sont liées aux « relations conflictuelles » entre l’EPADESA et Defacto, l’autre établissement public créé en 2007 qui assure sur la gestion du quartier.

Leur coexistence « dans les conditions actuelles » est « préjudiciable au développement du quartier d’affaires », a estimé la Cour à l’issue de son contrôle portant sur la période 2006-2011. De la même manière, les « divergences » entre l’EPADESA et les villes situées dans le périmètre de La Défense concernant la conception du site sont « de nature à obérer l’avenir et à décourager des investisseurs potentiels » en matière d’opérations immobilières.

Les perspectives financière de l’EPADESA sont jugées « trop optimistes » et « exagérément volontaristes ». Elle critique aussi des dépenses de communication « excessives » et a constaté « plusieurs dérives » au niveau des frais de déplacement.

Au sujet de l’avenir du quartier d’affaires, la Cour craint une « forte aggravation » de la saturation « déjà patente » des transports en commun (RER A et ligne 1 du métro notamment) qui le desservent et devront supporter, si les opérations immobilières se concrétisent, « 40 000 nouveaux usagers » s’ajoutant aux 170 000 actuels. La crainte de la Cour est renforcée par le « report d’échéance » de certains grands projets de transports à l’instar d’Eole, la branche ouest du RER E, dont la livraison, annoncée pour 2013, est désormais attendue pour 2020.