Travail de nuit : les quatre conseils pour tenir le coup

Le travail de nuit et les horaires décalés concernent un travailleur sur quatre en France. Un rythme de vie qui n’est pas toujours facile à vivre. Voici quelques conseils pour tenir le coup.

Un bureau éclairé en pleine nuit à La Défense - Defense-92.fr

La nuit La Défense a des allures de quartier fantôme. Très vivant en journée, le quartier d’affaires est déserté chaque soir par les milliers de travailleurs. Ne restent alors plus que les habitants, mais pas seulement… Certains salariés jouent les prolongations devant leur ordinateur et d’autres prennent leur service. A La Défense, la nuit ce sont principalement les agents de sécurité des immeubles et tours qui sont concernés par le travail nocturne.

Si en France le recours au travail de nuit est très encadré et devant être « exceptionnel » et « justifié par la nécessité d’assurer la continuité de l’activité économique ou des services d’utilité sociale » il est estimé qu’un travailleur sur quatre est concerné -également pour les horaires décalés- soit environ 3,5 millions de personnes. Un rythme de vie pas toujours facile à vivre car naturellement l’organisme est programmé pour dormir la nuit. De plus il faut pouvoir concilier cette activité avec sa vie de famille et celui de ses enfants, si on en a.

Alors comment tenir le coup, voici quatre conseils pour gérer au mieux le travail de nuit :

1. Le sommeil

Une fois le service terminé, ne trainez pas, il faut aller rapidement se coucher. Pour un sommeil idéal, il faut créer les bonnes conditions car il n’est pas facile de s’endormir lorsque le soleil se lève et éclaire la chambre ou lorsque le reste de la famille se lève ou fait du bruit. La première chose à faire est de s’isoler du bruit et de la lumière en obscurcissant sa chambre. Dormez entre 7 heures et 8 heures. Avant de vous coucher, il faut proscrire l’alcool, le café, les sodas ou les boissons énergisantes. Essayez si vous le pouvez -et surtout si vous en avez le droit- de faire une ou deux micro-siestes sur votre lieu de travail d’une dizaine de minutes, mais pas plus. Elles sont très bénéfiques et requinquantes.

2. L’alimentation

Il est important d’avoir une bonne alimentation et de manger à des heures régulières. Un bon repas équilibré est essentiel avec au menu des légumes, de la viande ou du poisson, du riz, des pâtes ou encore du pain. Mieux vaut éviter le grignotage sucré ou salé tout le long de la nuit. Privilégiez les fruits qui vous apportent de l’énergie, les produits laitiers qui contiennent des protéines vous aidant à vous maintenir éveillé ou encore du jambon ou poulet accompagné de pain. Cela peut paraitre paradoxal, mais un petit déjeuner est bénéfique avant de filer sous la couette car la digestion permet l’endormissement. Mais pas question de manger n’importe quoi: prenez du pain ou des céréales, un yaourt, du lait ou du fromage blanc, un fruit et une boisson chaude comme un thé.

3. Eviter les boissons stimulantes

Si le café maintient éveillé, il faut éviter de les enchainer, mieux vaut s’hydrater régulièrement avec de l’eau ou des tisanes. Environ quatre heures avant d’aller rejoindre votre lit, il faut proscrire les boissons stimulantes comme le café, le soda, l’alcool ou les boissons énergisantes. Le corps met en moyenne quatre heures à métaboliser les effets des excitants.

4. Garder un rythme de vie

C’est l’une des choses les plus difficiles à mettre en place. Pas facile d’aller se coucher à l’heure ou les autres se lèvent, surtout que lorsque vous vous réveillez, vous vivez à l’inverse d’une journée. A votre réveil, vous avez généralement plusieurs heures pour vaquer à vos occupations avant d’embaucher. Et généralement les vacations nocturnes vont concerner trois à quatre nuits par semaine. Le reste du temps il faut alors reprendre le rythme naturel. C’est le même principe que le décalage horaire, mais qui peut se répéter plusieurs fois dans la semaine. Ayez des activités : physique par exemple, ce qui vous permettra de garder par la même occasion la forme et votre ligne.