La Défense se prépare en cas de Brexit

En cas de Brexit, La région Ile-de-France, dont le quartier de La Défense, espère bien attirer des entreprises qui s’exileraient de la Grande Bretagne.

Au siège d'Euronext, au premier plan : Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région, Jean-Louis Missika, adjoint (PS) au maire de Paris, Patrick Devedjian, président (LR) des Hauts-de-Seine et Frédéric Oudéa, DG de la Société Générale - DR

Alors que les anglais doivent se prononcer le 23 juin prochain sur leur maintien dans l’Union européenne, la région Ile-de-France rêve d’attirer les entreprises de la City et de Canary Wharf. Ce mercredi 8 juin Euronext accueillait avec la région et le département des Hauts-de-Seine plusieurs représentants d’entreprise dont la Société-Générale et des start-up. Acteurs politiques et économiques ont voulu afficher un message commun pour vanter les mérites de la région parisienne et dérouler le tapis rouge aux investisseurs et groupes étrangers.

« Personne n’est favorable ici au Brexit, mais tout le monde pense qu’il faut de préparer »

Pour Patrick Devedjian (LR), le président des Hauts-de-Seine, le quartier d’affaires de La Défense a de vrais atouts expliquant que la fiscalité de Paris et de son département est la plus faible de France. « Personne n’est favorable ici au Brexit, mais tout le monde pense qu’il faut de préparer, a expliqué le chef du département. Brexit ou non, il nous appartient de travailler à l’avenir ». Si le numéro un des Hauts-de-Seine déclare ne pas souhaiter le départ des anglais, la sortie pourrait faire ses affaires. La sortie pourrait un peu profiter à la France en cas de sortie de l’Europe du Royaume-Unis. Si le pays venait à quitter l’Europe, certaines entreprises dont de nombreuses banques internationales ont menacé l’Angleterre de partir, dont HSBC qui pourrait délocaliser un millier de personnes dans l’hexagone.