Et maintenant l’ESILV propose des “cours renversés”

L’ESILV qui est intégré au Pôle universitaire Léonard de Vinci propose désormais des "cours renversés".

Le pôle universitaire Léonard de Vinci - Defense-92.fr

Après la classe inversée, voilà la classe renversée. L’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) qui est intégrée au Pôle universitaire Léonard de Vinci propose désormais aux étudiants d’apprendre par la pédagogie du “DIY” ou “Do It Yourself” (“fais le toi-même”).

“Pour mettre fin à la prise de notes routinière et souvent irréfléchie ou mécanique en cours magistral, l’équipe pédagogique de Mathématiques de l’ESILV a décidé de mettre en place un de ses modules en mode DIY” explique l’école dans un communiqué.

Ce nouveau mode pédagogique appelé “cours renversé” propose aux étudiants de construire eux-mêmes le contenu du cours puis de l’exposer à leurs camarades et à leur enseignant durant des séances de travaux dirigés en petits groupes. Dans ce contexte, l’étudiant devient alors l’acteur principal de son projet.

Pour guider les étudiants dans la construction du cours, le squelette des chapitres leur est proposé en amont. Des exercices types corrigés ainsi que des énoncés d’exercices leur sont fournis pour illustrer le futur cours. Une liste bibliographique d’ouvrages de référence leur est également communiquée. Le travail de rédaction du chapitre est réalisé en équipe de trois ou quatre étudiants en dehors du temps de classe. Un étudiant de l’équipe est désigné pour faire l’exposé d’une partie du chapitre préparé, les autres membres de l’équipe peuvent intervenir durant la séance de questions.

Le rôle des professeurs est de mettre en scène les cours en organisant les exposés et en encourageant l’interactivité entre les équipes avec une pointe de challenge pour donner l’envie aux étudiants de se surpasser. À la fin, ils reviennent sur les notions importantes et pour éventuellement corriger certains points mal maîtrisés par les élèves.

Une méthode qui a déjà fait des adeptes chez les étudiants. “Pendant les premières semaines, nous étions assez réfractaires à exposer des mathématiques. Nous pensions ne pas pouvoir faire face aux questions des autres étudiants. Finalement, nous avons vraiment apprécié cet exercice de transmission du savoir. On a alors surtout envie de bien faire. De plus, il était plus facile d’apprendre et surtout de retenir ce que nous avons construit en équipe” confie Thibaut Tucoulou, élève-ingénieur en seconde année.