Il y avait foule ce mardi 18 décembre à 18h30 à la Poste du Cnit. Une bonne cinquantaine de personnes se sont massées dans ce bureau de La Défense pour découvrir la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank. Durant deux heures l’entreprise, désormais intégrée au groupe postal depuis l’année dernière a présenté ses solutions de financement collaboratif.

Fondée en mars 2010 par Ombeline Le Lasseur, Vincent Ricordeau et Adrien Aumon, KissKissBankBank propose à tout un chacun de se faire financer en partie ou totalement un projet dans divers domaines allant du développement d’une entreprise, au milieu artistique et créatif au secteur associatif.

Le principe est plutôt simple pour les porteurs de projet. Après s’être inscrit sur le site de KissKissBankBank et avoir validé leur projet avec un coatch dédié, les porteurs vont devoir fixer leur objectif financier à atteindre et la durée de l’appel à levée de fonds. Les sommes convoitées peuvent aller de quelques milliers d’euros jusqu’à plus de 10 000 euros pour une durée d’en moyenne deux mois. Une fois lancés, les porteurs doivent s’atteler à la tâche en convainquant leur entourage mais aussi de parfaits inconnus de leur faire un don. Si aucune contrepartie n’est exigée pour les porteurs ils sont invités à offrir un avantage à leur donateur. Par exemple un restaurateur aidé pourra donner un ou des repas gratuits ou à prix avantageux à ses contributeurs.

« On est dans une logique de tout ou rien », explique Olivier Sanch, le responsable collectivités et acteurs publics de KissKissBankBank. Car si dans le délai imparti, la somme visée n’est pas collectée, les contributeurs sont automatiquement remboursés et les porteurs doivent repartir de zéro. KissKissBankBank se rémunère elle en prenant une commission de 5 % auxquels s’ajoute 3 % de frais monétiques.

Depuis la création de KissKissBankBank, la plateforme revendique plus de 32 000 projets financés représentant un montant d’environ 105 millions d’euros et une communauté d’1,5 million de donateurs.

Ce soir-là dans le public, peu de donateurs mais beaucoup de porteurs de projets. « Je veux créer un restaurant de traiteur africain dans les Hauts-de-Seine mais il me faut  30 000 euros de financement », confie Christine, la quarantaine et actuellement au chômage qui explique n’avoir pas tellement été séduite par ce crowdfunding. Fabrice se dit lui plus convaincu par le concept, d’autant qu’il fait déjà partie des meilleurs contributeurs du site. Son projet c’est de monter une épicerie où les produits seraient vendus en vrac. Chiffré à 120 000 euros, l’homme de 55 ans, habitant Colombes affirme que son projet est déjà financé à moitié par des fonds personnels. S’il n’espère pas obtenir les 60 000 euros restant via le financement collaboratif, Fabrice espère qu’une partie pourra lui être offerte.