Defacto part à la chasse contre l’amiante sous les dalles du Parvis

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C’est la mauvaise découverte  faite par Defacto en avril dernier. Invisible, l’amiante est pourtant bien là.  Defacto vient de la découvrir sur le Parvis de La Défense suite à une opération de diagnostic  lancée en 2013 sur l’ensemble des équipements du quartier. Non friable, de catégorie B, donc non dangereuse, l’amiante a été localisée sur les plaques en fibrociment situées au-dessus des plots en béton qui supportent les dalles également en béton.

« Aucun risque » assure Defacto. L’établissement de gestion de La Défense se veut rassurant. « Le risque est nul pour le public qui circule sur les dalles. Il est également nul lorsque des opérations de levage/pose/dépose de dalles ont lieu, explique Defacto sur son site internet. Compte tenu de l’environnement à l’air libre,  le risque est très faible pour les ouvriers qui pratiquent des opérations de maçonnerie directement sur les plots ».

 

Plan schématique du Parvis

Plan schématique du Parvis

 

Malgré le risque très faible, le gestionnaire de La Défense indique ne vouloir prendre « aucun risque » en procédant au désamiantage systématique par une entreprise habilitée,  sur tous les chantiers à venir sur le Parvis impliquant une intervention sur les têtes de plots. Defacto a soumis un plan de prévention il y a quelques jours à la médecine du travail, s’il est validé, un chantier pilote sera lancé en juin prochain. Pour l’isoler le désamiantage se déroulera sous une tente. Cependant tous les plots ne seront pas traités, car rien ne prouve qu’ils soient tous concernés par ce mal invisible. En revanche des diagnostics  seront systématiquement effectués sur les zones d’interventions fréquentes (canalisations, réseau électrique et télécom,…).

L’établissement indique qu’aucune norme n’est en vigueur concernant l’amiante présente sur des équipements à l’air libre. « Il n’y a aucun risque pour que de la poussière d’amiante soit présente sur le Parvis » rassure Defacto.

L’établissement assure dans l’édition du Parisien du 2 mai avoir pris contact par prévention  avec tous les ouvriers ayant manipulé les dalles.