Biennale de Defacto : La Prairie ne passera pas l’hiver

Après de nombreuses dégradations Defacto a décidé de supprimer « La Prairie » qui faisait partie de la Biennale du mobilier urbain.

La Prairie, largement dégradée le 20 octobre 2014 - Defense-92.fr

Il ne restait plus grand-chose des 1 700 piquets orange flexibles. Il n’en reste désormais plus rien. Très visible et insolite « La Prairie » imaginée et conçue par Chérifa Sehimi, Jérôme Girard et Navid Ghasemzadeh dans le cadre de la seconde édition de Forme Publique, la biennale du mobilier urbain de Defacto, a subi les foudres du public. Victime depuis son lancement en juin dernier, ce mobilier atypique, sans utilité perceptible, n’a cessé d’être dégradé, généralement volontairement.

Cette installation, composée à l’origine de plus de 1700 piquets de slalom plantés dans la dalle, proposait aux enfants et aux adultes une traversée expérimentale de l’esplanade, parmi un champ de tubes orange qui évoquaient les herbes hautes ou les épis de blé.

Très rapidement, les piquets flexibles qui constituaient cette prairie orange ont été cassés, arrachés et pour certains volés. Si les concepteurs et Defacto ont dans un premier temps tenté de redonner de la vie à l’œuvre, ils ont préféré aujourd’hui jeter l’éponge.

« La Prairie a malheureusement été victime de son succès » ironise Defacto qui regrette tant de cruauté envers ce mobilier et son enlèvement anticipé. L’établissement précise sur son site internet que ce démontage s’est fait en accord avec les concepteurs.

La deuxième édition de Forme Publique prendra fin au début de l’été prochain.