Un pas de plus vers le mariage entre les Hauts-de-Seine et les Yvelines

Les assemblées départementales des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont approuvé la création d'un établissement public de coopération interdépartementale et la fusion des sociétés d'économie mixte d'aménagement des deux départements.

Patrick Devedjian (à gauche) et Pierre Bédier (à droite) - Defense-92.fr

C’est un premier pas vers la fusion des deux départements. Les assemblées départementales des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont délibéré simultanément et ont approuvé ce vendredi 5 février la création d’un établissement public de coopération interdépartementale qui sera présidé par Patrick Devedjian (Les Républicains).

La création de cet établissement public de coopération interdépartementale doit permettre aux deux départements de décider en commun et d’engager des démarches de rapprochement dans différents domaines (création d’un établissement interdépartemental pour accueillir les personnes souffrant d’un handicap psychique, mise en commun des services d’entretien et d’exploitation du réseau routier départemental, développement des usages numériques dans les collèges…). Le siège de cette structure sera implanté à Vélizy-Villacoublay, indiquent les deux départements dans un communiqué commun qui assurent que l’entité n’engendrera aucune dépense supplémentaire.

Mais pour que le mariage se fasse, il va falloir que le gouvernement passe un décret en Conseil d’Etat, ce qui parait peu probable actuellement. Et si la droite venait à revenir en 2017, l’avis de Valérie Pecresse, la présidente LR de la région comptera probablement. L’acte de mariage devra également être validé par les 3/5eme des deux assemblées départementales. Chose qui elle ne devrait pas poser de problème car la droite est largement majoritaire dans les Hauts-de-Seine et qu’il n y a aucune opposition de gauche dans les Yvelines. Opposition de gauche dans le 92 qui s’oppose à cette fusion craignant un déséquilibre régional aux dépends du Grand Paris et demande la tenue d’un référendum.

Les présidents des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (LR) et celui des Yvelines Pierre Bédier (LR) espèrent que la fusion qui permettrait d’entrainer une baisse de 10 % des coûts de fonctionnement pour faire face aux baisses de dotations de l’Etat, puisse aboutir d’ici deux ans en 2017. Les deux édiles tentent par la même occasion de tourner le dos au Grand Paris que plusieurs élus assimilent dans sa forme actuelle à un retour de l’Etat aménageur, notamment par le biais de la société publique d’urbanisme.

En attendant l’union, le texte permet la fusion des quatre sociétés d’économie mixte des deux départements dont les sociétés d’aménagement SEM 92 et Yvelines Aménagement.

Si les noces sont prononcées, ce nouveau méga département deviendrait le plus peuplé de France avec 3,1 millions d’habitants (1,4 million d’habitants pour les Yvelines et 1,7 pour les Hauts-de-Seine) et totaliserait une superficie de 2 459 km² (2 284 km² pour les Yvelines et 175 km² pour les Hauts-de-Seine).