Ce mercredi sera une journée « sans département »

Le département des Hauts-de-Seine, comme tous les autres de la région, fermera une partie de ses services ce mercredi 7 février pour protester contre le projet de réforme territoriale du gouvernement.

Le logo du département des Hauts-de-Seine - Defense-92.fr

« Fermer un jour pour ne pas fermer toujours », c’est avec ce slogan que les sept départements d’Ile-de-France dont les Hauts-de-Seine entendent protester contre le projet de réforme territoriale du gouvernement qui prévoit la suppression des départements de la petite couronne. Un slogan qui se traduira dans les faits par une grève dans toutes les structures.

« Face au caractère exceptionnel des menaces, en l’absence de dialogue avec le gouvernement, une journée sans département se déroulera le mercredi 7 février. Une journée symbolique pour vous servir encore et toujours », explique sur son site internet le département des Hauts-de-Seine (désormais majoritaire dans Paris La Défense, le nouvel établissement issu de la fusion de Defacto et de l’Epadesa depuis le 1er janvier dernier), présidé par Patrick Devedjian (LR). Une fois n’est pas coutume, l’appel au débrayage pour les agents sera lancé directement par les différents présidents des départements qui prévoient des fermetures de services. Dans le 92 un service minimum sera ainsi assuré, prévient le département.

Un rassemblement à 10 heures devant l’hôtel départemental des Hauts-de-Seine

Plusieurs rassemblements seront organisés durant cette journée devant les différents hôtels départementaux. Les agents des Hauts-de-Seine sont eux invités à l’initiative de leur boss, Patrick Devedjian à se réunir dès 10 heures face à l’hôtel du département à Nanterre.

Une mobilisation que les élus de tous bords politiques, « au-delà les clivages politiques » gauche-droite, veulent aussi voir sur les réseaux sociaux avec les #DépartementUTILE et #Jaimemondépartement.

Mercredi dernier, un millier d’élus, de responsables associatifs et de chefs d’entreprises s’étaient déjà réunis à la Seine Musicale sur l’Ile Seguin de Boulogne pour une démonstration de force, espérant faire plancher le gouvernement sur ce projet.

Depuis le 24 décembre dernier et la publication par Le Monde d’un « scénario privilégié » par le préfet de Région Michel Cadot, de réunir en un seul bloc les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis, les élus franciliens sont vent debout. Le président de la République, Emanuel Macron, devrait rendre prochainement son arbitrage.