Les employés de Castorama adoptent la « Yes Week-end »

Les employés de Castorama adoptent la "Yes Week-end"

« Yes Week-end »: Non il ne s’agit pas d’une opération marketing de l’enseigne Castorama mais d’une initiative de certains employés pour pouvoir continuer à travailler les dimanches. Plusieurs salariés des enseignes Castorama et de Leroy Merlin se sont réunis à travers un collectif et un groupe Facebook « Les Bricoleurs du dimanche ». Voilà deux mois, au niveau 2 de l’enseigne Castorama des Quatre Temps -comme dans tous les autres magasins Castorama et Leroy Merlin de la région-, qu’une pétition est à disposition des clients pour demander un décret légalisant officiellement l’ouverture des enseignes de bricolage les dimanches.

Depuis la fin de l’année 2012 le syndicat FO qui avait attaqué l’enseigne Bricorama a fait fermer l’ensemble des points de vente en Ile-de-France. En réplique la direction de Bricorama avait attaqué en justice Castorama et Leroy Merlin pour « concurrence déloyale ». Résultat ce sont huit Castorama de la région et quinze Leroy Merlin qui devront fermer leurs portes les dimanches.

Si le Castorama de La Défense n’est pas concerné par une fermeture le dimanche en raison de son placement en zone « PUCE » une grande partie du personnel reste solidaire envers leurs collègues et s’inquiète pour leur fiche de paye. « Tous les salariés qui travaillent le dimanche sont volontaires et ils sont payés à 200% » déclare un responsable du Castorama des Quatre Temps qui explique même que beaucoup se bousculent pour travailler les dimanches.

Ce dimanche 20 janvier 2013, Pauline une jeune vendeuse de 25 ans étudiante en école de graphisme tient la table où se trouve la pétition et nous confie s’inquiéter pour sa fiche de paye s’il lui était impossible de travailler les dimanches. A son côté une distribution gratuite de barbes à papa est organisée: « Nous avons donné un dimanche des verres de jus d’orange » commente Pauline.

Si la direction du Castorama de La Défense affirme ne pas être à l’origine de ce mouvement elle ne cache pas son soutien et met à disposition du matériel et laisse le personnel porter des tee-shirt « Oui à l’ouverture le dimanche ».

« Il n’y a plus de liberté, s’agace Michel, 62 ans un client habitant de Rueil-Malmaison. Il y a de la vie à La Défense grâce à l’ouverture du centre le dimanche ».