Opération de contrôle de vitesse à la sortie de tunnel de Neuilly

Opération de contrôle de vitesse à la sortie de tunnel de Neuilly

Il fallait être vigilant dans l’après-midi du vendredi 17 août 2012 à la sortie du tunnel de Neuilly en direction de La Défense. A quelques heures d’un chassé-croisé de vacances, les autorités ont voulu montrer leur présence sur les routes. De 15h à 18h, une douzaine de CRS de la brigade routière de Vaucresson ont intercepté des automobilistes et motards. Limitée à 70 km/h dans le tunnel de Neuilly, la vitesse est très souvent dépassée sur ce tronçon situé juste avant le pont de Neuilly et le tunnel de La Défense qui est une ligne droite.

Le dispositif chaperonné par le brigadier-chef Christophe Couderc comprenait huit motards ainsi que quatre agents pour dresser les procès- verbaux. Les conducteurs qui ne respectaient pas les limitations de vitesse était ainsi interceptés par deux ou trois motards à la sortie du tunnel de Neuilly pour être conduits au point de contrôle situé avenue de la Division Leclerc à Courbevoie.

Les petits excès de vitesse n’étaient pas interceptés ce jour. Les forces de l’ordre s’intéressaient uniquement aux dépassements importants. Un motard qui pilotait sa Suzuki à 111 km/h dans le tunnel s’est vue infliger une amende de 135 € -amende minorée à 90 € sous 3 jours- accompagnée de la suppression de 2 points sur son permis de conduire. Olivier qui reconnait son infraction la prend plutôt bien et explique qu’il juge utilise et « nécessaire » ce genre de contrôle.

Hooman, kiné qui se rendait chez une patiente à Courbevoie à bord d’un scooter 125 cm3 s’est fait prendre à 147 km/h, ce qui lui à valu une suspension immédiate de son papier rose et de devoir garer son véhicule le tout accompagné d’une amende et de d’un retrait de points. Le délai de la suspension décidé dans les 72 h par le préfet des Hauts-de-Seine sera entre deux et six mois. Si le jeune kiné risque en toute vraisemblance deux mois d’interdiction de conduite, il ne se cachait pas de reprendre le guidon une fois les policiers partis. « C’est mon outil de travail, j’ai pas le choix » déclare t-il en expliquant qu’il prendra le risque de conduire sans le précieux sésame.

Les dépassements de vitesse n’étaient pas l’unique cible des CRS : dépassement dangereux, absence de clignotant, téléphone portable à la main, défaut d’assurance, alcoolémie,… étaient également sanctionnés. Durant les trois heures de contrôle trois excès de vitesse importants supérieurs à 50 km/h -entrainant une suspension immédiate du permis entre deux et six mois-, huit inférieurs à 50 km/h et quinze infractions diverses ont été sanctionnés.

Beaucoup de deux-roues ont été interceptés durant l’après-midi : 14 contre 6 voitures. Cette différence s’explique par le fait que beaucoup de motards et scootéristes se « lâchent » sur ce tronçon.