Fin d’Autolib’ : à Puteaux les vélos remplaceront les voitures électriques

Après l’arrêt le 31 juillet dernier du service Autolib’, la ville de Puteaux a décidé de transformer les anciennes stations en places de stationnement pour vélos.

La ville de Puteaux va transformer temporairement les anciennes stations Autolib' en parking à vélo - Defense-92.fr

Si les petites voitures électriques ont toutes disparu au cœur de l’été, les stations d’Autolib’ sont en revanche toujours là. Alors que chacune des villes, comme Courbevoie et Nanterre qui étaient équipées du système mort le 31 juillet dernier, cherchent aujourd’hui à reconvertir ces bornes de recharge ou s’en débarrasser, la maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains) déclare dans une tribune de son journal municipal avoir trouvé une solution, du moins temporaire.

« Nous ne pouvons malheureusement que prendre acte de cette décision, imposée par la ville de Paris, sans aucune marge de manœuvre, écrit l’édile dans sa tribune. En effet, cette dernière étant actionnaire majoritaire (55 %) du syndicat Autolib Métropole, elle a tout pouvoir de décider et de négocier comme bon lui semble, sans que les autres communes adhérentes, dont Puteaux, n’aient d’influence ».

« Cette décision de la Maire de Paris n’est pas sans conséquence pour notre ville. Le déficit de la société en charge de l’exploitation des stations Autolib’ doit être absorbé en partie par les communes adhérentes du syndicat, la répartition de cette charge financière dépendant du nombre de stations présentes sur la commune ». Selon les calculs de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, la fin d’Autolib’ pourrait coûter à sa ville qui possédait cinq stations, dont deux à proximité de La Défense, jusqu’à 1 250 000 euros. « À ce montant s’ajoutera également le réaménagement des espaces, dont le coût promet d’être élevé ».

« D’ici-là, et en attendant la fin des négociations et une éventuelle procédure judiciaire, un arrêté municipal a été pris pour aménager les stations inoccupées en places de stationnement pour les vélos », explique l’édile qui termine sa tribune en taclant vraisemblablement, sans la nommer, son homologue, la mairie de Paris  Anne Hidalgo : « En matière de défense de l’environnement et des modes de transports doux, il y a ceux qui parlent beaucoup, et ceux qui agissent. La majorité municipale s’inscrit clairement dans l’action ».