Hervé Bonnat, 34ans au service de La Défense

Après avoir passé 34 ans à l'Epad puis à Defacto, Hervé Bonnat, l'attaché de presse devenu dircom et par la suite directeur marketing a pris sa retraite le jeudi 30 juin.

Hervé Bonnat, le 4 juillet 2016 devant une affiche surprise faite par ses collègues à l'occasion de son départ à la retraite - Defense-92.fr

Il a vu des dizaines de tours et d’immeubles se construire. Hervé Bonnat, le directeur marketing de Defacto, l’établissement de gestion et d’animation de La Défense a pris sa retraite ce jeudi 30 juin à l’issue de 34 années de service. Après avoir été journaliste pour le quotidien Sud-Ouest et travaillé pour des cabinets ministériels Hervé Bonnat fût recruté à l’âge de 30 ans à l’Epad (l’établissement d’aménagement de La Défense) comme attaché de presse un 4 août 1982, pour remplacer pendant six mois un congé maternité. Satisfaite de son travail, la direction de l’époque de l’Epad va le garder dans ses équipes avant de le nommer directeur de la communication peu de temps après son recrutement en 1988.

Avec la scission de l’Epad en deux en 2009, il va rejoindre le tout nouvel établissement de gestion Epgd qui deviendra un an plus tard Defacto. Fin 2014 ses fonctions évolueront et il sera à la tête de la direction marketing du nouvel établissement. Si durant toutes ces années l’envie de partir pour de nouveaux horizons lui trotta dans la tête, sa passion pour le quartier prit toujours le dessus. “A chaque fois que je me suis dit, là c’est bon j’ai fait le tour, il y a toujours un truc qui est arrivé où finalement je me suis dit tu ne vas pas partir maintenant” raconte le jeune retraité qui compte revenir régulièrement à La Défense mais pas tous les jours “Il faut tourner la page même si je reste attaché au quartier, c’est un lieu passionnel. Je pars serein, heureux et comblé”.

“Hervé c’est 34 ans au service de La Défense, ce n’est pas rien”

Alors forcément durant toutes ces années où il aura travaillé pour onze directeurs généraux (dont trois de Defacto) et sept présidents de conseil d’administration, des bons souvenirs il en a et certains plus que d’autres. “Le concert de Jean-Michel Jarre en 1990, çà été un moment que l’on ne pourra plus revire aujourd’hui ; on n’aurait pas la capacité à mobiliser des budgets aussi considérables et on pouvait encore fermer l’avenue Charles de Gaulle, il n’y avait pas le métro” explique t-il. Un autre souvenir qui reste gravé dans sa mémoire : la présentation à la presse du lauréat du projet Tête Défense, La Grande Arche : “la simplicité du projet faisait son évidence”.

La tour Areva (l’ex tour Fiat puis Framatome) est sa préférée : “D’abord parce que c’est là que j’ai commencé à travailler, se remémore t-il. Et puis il y a un côté monolithique en référence à l’Odyssée de l’espace. C’est une tour très pure et très belle”. Son oeuvre d’art préférée c’est le bassin Takis “C’est une vraie réussite que l’artiste a conçu pour le site et c’est un lieu de repos, de réflexion, de méditation”.

Sa dernière directrice Marie-Célie Guillaume garde de bons souvenirs de lui “Hervé c’est 34 ans au service de La Défense, ce n’est pas rien” confie t-elle. S’amusant elle rappelle qu’il a connu quatre présidents de la république durant ses fonctions : “C’est important à La Défense, c’est toujours un sujet qui est suivi de très près par les présidents, certains plus que d’autres”. Bernard Bled, autre directeur avec lequel il a travaillé de 2004 à 2008 salue son travail : “Pour La Défense c’est quelqu’un qui a été extrêmement important, c’est le fil rouge de La Défense. Il a su avec beaucoup de qualités et d’intelligence, de discrétion et d’efficacité me montrer que le plan de renouveau de 2005 ne pourrait pas se faire sans une communication soutenue”.