Une balade artistique pour fêter les soixante ans de La Défense

Pour son soixantième anniversaire le quartier d’affaires de La Défense s’offre un voyage artistique avec Les Extatiques. Neuf artistes internationaux font découvrir leurs œuvres, souvent monumentales le long de l’esplanade.

Pendant 108 jours Les Extatiques propose à l'occasion des soixante de La Défense une ballade artistique avec huit oeuvres d'art éphémère installés le long de l'esplanade de La Défense - Defense-92.fr

Un anniversaire artistique. Pour célébrer les soixante ans du quartier d’affaires, Paris La Défense (PLD), le nouvel établissement en charge de l’aménagement, la gestion et l’animation de La Défense vient de lancer « Les Extatiques ». Depuis ce 5 juillet et jusqu’au 21 octobre prochain les passants peuvent tout le long de l’esplanade redécouvrir d’un autre œil ce quartier né en 1958, par un voyage artistique inédit.

Imaginée par Fabrice Bousteau, comme « une promenade amoureuse et une aventure pleine de surprises », Les Extatiques mêlent des œuvres éphémères, parfois monumentales d’artistes internationaux. « J’ai choisi les artistes en fonction des espaces de La Défense car je voulais raconter une histoire, faire que ça devienne une flânerie qui fasse qu’en marchant dans un environnement ordinaire on rentre dans un univers extraordinaire », commente le commissaire de l’exposition, Fabrice Bousteau.

Huit œuvres d’art éphémère dressées sur et sous la dalle

S’élançant depuis le Bassin Takis, cette balade artistique, commentée par l’actrice Anna Mouglalis (écoutable en streaming) propose aux passants de découvrir huit œuvres inédites comme ces deux bancs géants de l’artiste Lilian Bourgeat, le décor géant renversé symbolisant les rues de Buenos Aires de Leandro Erlich mais aussi le portrait géant peint d’une femme indienne de Hanif Kureshi ou un labyrinthe végétal fait de tournesols de Fanny Bouyagui. D’autres œuvres moins imposantes mais tout aussi impressionnantes viennent agrémenter la dalle à l’image de ces platanes recouverts d’une chaux éteinte. Au détour de ce voyage sur l’esplanade il sera également possible de découvrir plusieurs réseaux de fils de laine colorée accrochés aux platanes de Matteo Nasini ou des fenêtres Instagram pour s’immortaliser en photo dans un point de vue imposé par l’artiste Encoreunestp.

Mais l’art éphémère n’est pas que sur la dalle, il l’est également en-dessous. Au pied de l’Arche, l’artiste Pablo Valbuena a investi un immense vide résiduel pour y installer son œuvre mêlant jeux de lumière et effets sonores. Si l’ensemble des autres œuvres sont admirables librement 24 heures sur 24, cette dernière est visible toutes les trente minutes uniquement les mercredis, samedis et dimanches de 12 heures à 19h30 et les jeudis de 17 heures à 20 heures.

« Cette exposition c’est pour fêter les soixante ans de La Défense et nous voulions avoir un événement un peu marquant et en même temps on ne voulait pas que cet anniversaire soit dans un esprit de commémoration tourné vers le passé, explique Marie-Célie Guillaume, la directrice de Paris La Défense. Cette événement avec des œuvres d’art contemporaines reflète la politique de l’établissement qui est de mettre l’accent sur la diversité du quartier ».