Le Pouce de César se cache derrière les échafaudages

Pendant deux mois le Pouce de César qui trône sur la place Carpeaux va rester caché derrière les échafaudages. L’œuvre qui est l’un des emblèmes du quartier va être entièrement restauré.

Le Pouce de Cesar en cours de rénovation en septembre 2015 - Defense-92.fr

« Excusez-moi, mais savez-vous où est le grand Pouce ? » demande un touriste à un passant. Déception pour lui, le fameux Pouce de César qui est exposé sur la place Carpeaux près du Cnit est depuis plusieurs jours entièrement recouvert par les échafaudages. Et pour cause, Defacto, l’établissement de gestion et d’animation de La Défense a entrepris des travaux pour restaurer cette œuvre majeure créée en 1965 et installée dans le quartier d’affaires en 1994.

Pendant environ deux mois Philippe de Viviès, Anne-Cécile Viseux, Laura Caru et Arnholdt vont redonner un nouveau souffle à l’œuvre de douze mètres de haut et de dix-huit tonnes en le polissant et vernissant l’ongle pour redonner à l’œuvre de l’éclat et de la visibilité.

Le sculpteur français a signé de nombreuses versions de son Pouce de différentes dimensions qui sont notamment exposées sur un rond-point à Marseille, devant l’hôtel de ville de Nice ou encore à la Fondation Giannadda à Martigny en Suisse.

Pour accompagner les travaux, Defacto va déplacer dans les prochaines semaines l’œuvre chantier éphémère d’Alain Bublex actuellement installée devant la statue de La Défense, face au Pouce.

La restauration du Pouce s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet mené actuellement par Defacto qui a entrepris la réfection de plusieurs œuvres d’art du quartier dont les Signaux Takis (Vassilakis Panayotis Takis), la statue de La Défense (Louis-Ernest Barrias), la Cheminée Moretti (Raymond Moretti), Les Doubles Lignes Indéterminées (Bernar Venet), After Olympia (Anthony Caro) et l’araignée Rouge (Alexander Calder).