Plonger dans l’intimité du sculpteur César

Le photographe et collectionneur, Jean Ferrero ouvre une partie de ses archives personnelles pour faire partager l'intimité de son ami, l'artiste César, avec une centaine de photographies dévoilées à la Grande Arche et au Cnit.

Jean Ferrero dévoile une centaine de photos intimes de son ami, le sculpteur César- Defense-92.fr

C’est l’un des plus illustres sculpteurs français. Alors que va s’achever le 26 mars prochain l’exposition consacrée au célèbre artiste César Baldaccini alias César au Centre Georges Pompidou de Paris, le Cnit et la Grande Arche proposent de découvrir l’intimité du sculpteur à l’origine du fameux « Pouce » doré installé depuis 1994 sur la place Carpeaux.

Son ami, le photographe et collectionneur, Jean Ferrero ouvre pour cette occasion une partie de ses archives personnelles pour faire partager l’intimité de la vie du sculpteur né en 1921 à Marseille et mort en 1998 à Paris. Organisée à l’initiative d’Isabelle Siri, une productrice de télévision, après une rencontre avec le photographe, l’exposition est composée d’une centaine de photographies en noir & blanc, sur les quelques 4 000 prises entre les années 60 et 80 par Jean Ferrero. « Je voulais que l’exposition soit atypique et montre l’intimité de César avec ses amis, sa famille, chez lui ou dans son atelier « , confie Jean Ferrero qui a notamment immortalisé dans le passé Picasso, Chagall ou encore Jean Cocteau. « A Paris il jouait un rôle d’artiste, mais les gens ne savaient pas que c’était un déconneur de première sauf ses amis », se remémore plein de nostalgie son copain.

La scénographie de l’exposition « César Intime » est, elle signée par Cino Zucchi, architecte professeur à Milan et Harvard, auteur du Musée de l’Auto et du Campus Lavazza à Turin et curateur de plusieurs expositions internationales. « L’idée c’était de montrer un César très expérimental, drôle, ironique et nous avons fait une mise en scène en faisant les choses les plus simples possibles en mettant quatre accroches symbolisant des morceaux de ruban adhésif », explique Cino Zucchi.

L’exposition est composée en deux parties, l’une de quarante photos visibles librement et gratuitement au Cnit jusqu’au 11 avril et la seconde, plus importante avec soixante clichés sur le Toit de l’Arche jusqu’au 16 mai. Pour cette partie l’accès est payant et fait partie de la visite du Toit.