« Pour Mémoire », l’exposition de Guillaume Herbaut à l’Arche du Photojournalisme

Jusqu’au 13 mai, l’Arche du Photojournalisme accueille « Pour mémoire » de Guillaume Herbaut. L’exposition questionnant le rapport de l’Homme à son destin présente des photographies notamment prises à Tchernobyl.

Guillaume Herbaut présente jusqu'au 13 mai prochain à la Grande Arche son exposition "Pour Mémoire" - Defense-92.fr

Après « La Course du Temps », l’exposition rétrospective de l’américain Eugene Richards, la Grande Arche invite à découvrir jusqu’au 13 mai prochain « Pour Mémoire » de Guillaume Herbaut. Lancée le 13 février dernier au Toit de l’Arche, dans l’espace consacré au Photojournalisme, cette nouvelle exposition rend hommage à plusieurs travaux du photojournaliste français Guillaume Herbaut principalement sur l’après Tchernobyl. Derrière son objectif le photographe Prix Niépce 2011 et Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre (catégorie web journalisme) 2016  met en lumière les rescapés de la terrible catastrophe nucléaire survenue en avril 1986 mais dévoile aussi les conséquences du commerce international de l’armement, en Albanie, au Mexique ou encore les tensions en Ukraine.

Russie – Kotovsk – Parc des Cheminots le 19 décembre 2013 à 14h39 –
La statue de Lénine, détruite dans la nuit du 8 au 9 décembre 2013 – Guillaume Herbaut

« Quand Jean-François m’a appelé pour cette exposition ça été un choc je ne m’attendais pas à çà et après je me suis retrouvé avec cet espace colossal de 1 200 mètres carrés avec des volumes importants. La question a été qu’est-ce-que je raconte ? », raconte Guillaume Herbaut, très fier d’exposer sur le Toit de l’Arche. « J’ai commencé la photo en 1991 quand j’avais 20 ans et donc je suis revenu dans mes archives, c’était une partie nostalgique à retrouver mes premiers voyages en Bosnie et Croatie. Je me suis dit que peut-être j’allais parler de cette narration, comment on se construit en tant que photographe. Mais je me suis dit qu’il fallait que je parte avec de vrais propos narratifs et là j’ai choisi Tchernobyl, la base de mon travail », poursuit-il, expliquant que ce travail a ainsi construit le reste de l’exposition sur « des événements oubliés ».

Larissa (48 ans) est l’une des dernières habitantes de la ville de Poliske (Ukraine), située dans la zone interdite. Cette ville de 20 000 habitants a été évacuée dix ans après la catastrophe nucléaire. Aujourd’hui, une dizaine d’habitants y vivent encore – Guillaume Herbaut

« Ce n’est pas une rétrospective de Guillaume Herbaut, prévient Jean-François Leroy, fondateur du Festival international du photojournalisme et de l’Arche du Photojournalisme devant son invité. C’est une exposition importante, on a choisi quand on a commencé à se parler avec Guillaume en octobre dernier, de limiter ensemble cette présentation à quelques points de son travail. Il manque des choses mais c’est volontaire ».

L’exposition « Pour Mémoire » est à découvrir tous les jours sur le Toit de l’Arche entre 10 heures et 19 heures (dernière montée à 18h30). Plusieurs tarifs d’accès pour le Toit de l’Arche sont proposés en plus du plein tarif, aux enfants, aux étudiants, aux personnes âgées ou aux chômeurs. En plein tarif comptez 19 euros pour un accès au Toit et à l’exposition. L’accès au Toit seul étant fixé à 15 euros (4 euros en plus pour l’expo). Informations supplémentaires ici.

Avdiivka – Donbass – Ukraine le 24 février 2017 à 13h44.
Volodymyr (38 ans), officier de presse de l’armée ukrainienne, pose dans le dortoir du bureau de presse militaire du 72e régiment situé dans une ancienne crèche –
Guillaume Herbaut