Le temps maussade plombe la fréquentation de l’Eté Paris La Défense

Avec 100 000 visiteurs la fréquentation de l'Eté Paris La Défense a fortement chuté cette année, la faute à une météo maussade.

La cinquième édition de l'Eté Paris La Défense qui s'est achevée ce dimanche 13 août a attiré 100 000 personnes - Defense-92.fr

Après cinq semaines d’animations l’Eté Paris La Défense s’est achevé ce dimanche 13 août sur un bilan plutôt mitigé. Lancé le 6 juillet dernier par Defacto, l’établissement en charge de la gestion et de l’animation du quartier, l’événement estival a vu sa fréquentation plonger de 30 % passant de 146 000 visiteurs en 2016 à 100 000 cette année.

Pour cette cinquième édition transats, tables, décors et ambiance avaient adopté la thématique de Londres, mais hélas le temps s’est aussi mis à l’heure anglaise mêlant grisaille et pluie. De mauvaises conditions climatiques qui ont contraint Defacto et Magic Garden l’organisateur, à annuler jusqu’à 10 % des activités proposées gratuitement au public.

Malgré cette importante baisse de fréquentation l’évènement continue à plaire au public. « J’aime bien c’est super sympa, il y a du monde, des activités et de la musique » confie Carole, une salariée de Total. Mais tout n’a pas été si gris cette année. Les jours de beau temps, l’animation a tout de même attiré jusqu’à 5 000 personnes. Et au contraire de la fréquentation en berne, les prêts de jeux ont explosé avec 7 100 emprunts cette année contre 5 500 un an plus tôt, note t-on chez Defacto.

Chez les restaurateurs installés au coeur de l’animation le sourire est quand même là. « C’est un bilan plutôt positif malgré le temps qui n’était pas très bon ces dernières semaines » estime Colin, le manager de My Brazil. Pour Noémie de l’enseigne Naān le bilan est mitigé : « En juillet il y avait plus de monde, explique t-elle pointant par ailleurs du doigt le barriérage mis en place tout autour de l’Eté Paris La Défense dans le cadre du plan Vigipirate. C’est pas très accueillant toutes ces barrières, les passants pensent que c’est un événement privé ». Installée dès les premiers jours de l’édition 2016 au lendemain de l’attentat de Nice, cette mesure de sécurité accompagnée de la présence permanente de vigiles imposée par les autorités aura entrainé un bond de la facture pour Defacto de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

  • Henri-François Defontaines

    J’y suis allé une fois, et en raison des barrière je n’ai pas eu envie d’y retourner. L’ambiance cage n’a pour moi pas vraiment un gout de vacances. Ensuite, était-ce une protection ces barrières ? J’imagine des dingues armés de Kalachnikov ou de grenades souhaitant faire un carton. Rien de plus facile de tirer à travers les grilles sur un public enfermé à l’intérieur qui n’a que deux options : soit passer par le goulot d’étranglement donnant accès à la sortie, et devenir des proies encore plus faciles, soit renverser les barrière pour sortir avec le risque de se prendre les pieds dedans et de se faire piétiner. Ces barrières sont censées rassurer les Français, pour ma part, cela ne me rassure pas sur la santé mentale des dirigeants.